بسم الله الرحمن الرحيم
Introduction
La Louange est Allah, nous Le louons, nous recherchons Son aide et nous demandons Son pardon. Nous cherchons refuge auprès de Lui contre la méchanceté de nous-mêmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu'Allah guide, ne s'égarera jamais et celui qu'Allah égare ne sera jamais guidé. Je témoigne que Le Seul qui mérite l'adoration est Allah l'Unique et que Mouhammad est Son adorateur et Son messager. Que les salutations et la prière d'Allah soient sur lui, sa famille, ses compagnons et celui qui a suivi son chemin jusqu'au Jour Dernier.
Shaytân égare les Musulmans par la négligence et l'excès
Shaytân a deux moyens pour pénétrer chez les Musulmans, grâce auxquels il pourra exécuter la tâche de les égarer et de les tromper :
Premier moyen : La négligence
Lorsque le musulman fait partie des gens qui sont négligents et désobéissants, Shaytân lui enjolive la désobéissance et les passions, afin qu'il reste éloigné d'Allah et de Son Messager (صلى الله عليه وسلم) qui a dit :
« Le Paradis est entouré de péchés, et l'Enfer est entouré de passions. »
Second moyen : L'excès et l'extrémisme
Lorsque le musulman fait partie de ceux qui sont obéissants et adorateurs, Shaytân lui embellit l'excès et l'extrémisme dans la Religion pour corrompre sa Religion.
« Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. »
[Sourate 4; Verset 171]
« Dis : "Ô gens du Livre, n'exagérez pas en votre religion, s'opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit." »
[Sourate 5; Verset 77]
Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit :
« Prenez garde à l'excès (al-ghuluw) dans la Religion, car ce qui provoqua la perte de ceux qui vous ont précédés fut l'excès dans la Religion. »
La mauvaise compréhension résulte du suivi des passions
Parmi les tromperies de Shaytân sur ces extrémistes, le fait d'embellir à leurs yeux le suivi des désirs, l'obéissance à leurs leaders et la mauvaise compréhension. Shaytân les amène à s'abstenir de revenir aux savants, afin que les gens de science ne puissent pas les éclairer et les guider vers ce qui est juste.
« Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion : sinon elle t'égarera du sentir d'Allah. »
[Sourate 38; Verset 26]
« Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d'Allah ? Allah vraiment, ne guide pas les gens injustes. »
[Sourate 28; Verset 50]
'Aisha (رضي الله عنها) rapporte que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) récita le verset concernant ceux qui suivent les versets équivoques et dit :
« Si vous voyez ceux qui suivent les versets équivoques, il s'agit de ceux qu'Allah a mentionnés, alors méfiez-vous d'eux. »
Et il (صلى الله عليه وسلم) dit :
« Celui pour qui Allah veut le bien, Il lui donne la compréhension de la Religion. »
Ibn 'Abbâs réfute les Khawârij
Les Khawârij qui se sont révoltés et ont combattu contre 'Ali (رضي الله عنه) furent atteints par cette mauvaise compréhension. Ceci car ils ont compris les textes de la Shari'ah d'une façon erronée et contraire à celle des Compagnons (رضي الله عنهم).
C'est pourquoi, lorsque Ibn 'Abbâs (رضي الله عنه) s'engagea dans un débat avec eux, il leur montra la compréhension correcte des textes. Certains sont revenus et d'autres restèrent dans leur égarement.
Le débat d'Ibn 'Abbâs
Ibn 'Abbâs dit :
« Je suis venu à vous de la part des Compagnons du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم), des Muhajirin et des Ansâr, pour vous informer de ce qu'ils disent. Ils savent ce qu'ils disent car le Coran a été descendu sur eux, et ils connaissent mieux la révélation que vous car elle fut révélée parmi eux. Et aucun d'eux n'est parmi vous. »
Les trois griefs des Khawârij
Les Khawârij présentèrent trois griefs contre 'Ali (رضي الله عنه) :
- Premier grief : Il a rendu des hommes juges dans les affaires d'Allah, alors qu'Allah dit : « Le pouvoir n'appartient qu'à Allah ».
- Deuxième grief : Il combattit ses ennemis mais ne prit aucun prisonnier ou butin de guerre.
- Troisième grief : Il supprima le titre de "Chef des croyants" pour lui-même.
La réfutation d'Ibn 'Abbâs
Concernant le premier grief
Ibn 'Abbâs répondit :
« Je vais vous réciter ce qui montre qu'Allah a délégué son jugement aux hommes pour le prix de quatre dirhams, concernant un lapin ou un autre gibier. Allah a dit : "Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état d'Ihram... d'après le jugement de deux personnes intègres parmi vous." »
Il ajouta :
« Le jugement des hommes concernant les lapins est-il meilleur, ou est-ce le jugement concernant leur sang et leur réconciliation ? »
Concernant le deuxième grief
Ibn 'Abbâs demanda :
« Dénigrez-vous 'Aisha ? Vous devez déclarer licite pour elle ce que vous avez déclaré licite pour d'autres ! Si vous faites cela, vous deviendriez mécréants, car elle est votre mère. »
« Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes ; et ses épouses sont leurs mères. »
[Sourate 33; Verset 6]
Concernant le troisième grief
Ibn 'Abbâs rappela :
« Le jour d'Al-Hudaybiyyah, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a conclu un pacte avec Suhayl Ibn 'Amr. Le Messager d'Allah dit alors au Chef des Croyants ('Ali) : "Écris ô 'Ali : Ce sont les termes du pacte de paix acceptés par Muhammad le Messager d'Allah." Alors les païens s'écrièrent : "Non, par Allah ! Si nous savions que tu étais le Messager d'Allah nous ne t'aurions pas combattu !" Le Messager d'Allah répondit : "Ô Allah ! Toi Tu sais que je suis le Messager d'Allah ! Écris ô 'Ali : Ce sont les termes du pacte de paix acceptés par Muhammad Ibn 'Abdillah." »
Ibn 'Abbâs conclut :
« Par Allah, le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) était meilleur que 'Ali, pourtant il n'a pas été révoqué de la Prophétie lorsqu'il a effacé le titre [de Messager d'Allah] de son nom. »
Résultat du débat
À la suite de ce débat, deux mille Khawârij se repentirent et revinrent à la vérité, tandis que d'autres restèrent dans leur égarement.